....! BIENVENUE !...

Si vous êtes ici, c’est que vous avez entendu parler de notre projet : une aventure à vélo dans le sud du Québec, à la rencontre des ses habitants, de ses caractères qui peuvent passer
inaperçus aux visiteurs un peu pressés. Vous trouverez le récit de notre aventure et bien d’autres thèmes : la Géographie, le matériel, la préparation du voyage, les Québécois, le travail
réalisé au retour… bref, tout le projet ! Vous pouvez vous reporter au sommaire où tous les articles sont référencés.
!!! Bon voyage !!!
Une ballade à vélo au Canada
Vendredi 22 décembre, Aurore est venue nous présenter son voyage : avec une amie
Sybille, étudiante en géographie comme elle, elle est partie 2 mois au Canada. Aurore et Sybille voulaient voir si leurs études en géographie étaient réellement utiles, et pour mieux visiter le
pays et entrer en contact avec la population, elles ont choisi le vélo, et le Québec puisqu’on y parle français. Voici ce que nous avons retenu de son intervention, suivi des réactions des
enfants…
L’érable : Le sirop d’érable vient de Plessis-Ville. Les canadiens mettent
du sirop d’érable dans presque tous les plats, et presque pas de sucre. Les gens qui cultivent l’érable font des trous dans l’arbre puis ils mettent
des tuyaux pour aspirer la sève de l’érable.
Les pommes : Au
Québec, il y a une capitale de la pomme. Il y a beaucoup de pommiers qui servent à faire du jus de pomme. (Paola-Lou)
Le blé d’Inde (le maïs) : Au Québec, il y a beaucoup de blé d’Inde. Les premiers immigrants
ont appelé le maïs blé d’Inde parce qu’ils trouvaient que c’était un blé bizarre et ils croyaient être en Inde.
Le bois : Au Québec, il y a beaucoup de bois. Le bois sert à faire du papier et des maisons (toutes les maisons sont faites en
bois, mais les immeubles sont en béton). (Manon)
Les maisons : Les maisons sont à côté des autres maisons,
mais elles ne sont pas serrées. Les toits des maisons ne sont pas pareils que dans notre région. Les maisons sont plus grandes qu’en France. Elles sont vendues en
kit. Les fermes au Québec ne sont pas
pareilles que les nôtres : elles sont plus grandes. (Daniel et Mohamed)
Recyclage :
Au Québec on recycle 4 800 000tonnes de déchets par an. Là-bas, dans chaque maison ils ont
une affiche de tous les déchets à trier et à jeter. Avec certain déchets ils font des maisons. Ils ont une peinture recyclé dont la marque est
Boomerang. (Maë)
Le climat : L’hiver est très long et très
froid. Parfois en
hiver la neige peut recouvrir énormément : elle peut monter jusqu’environ 1m80 , elle recouvre même les bouches d’égout. L’hiver dure 6 mois. L’automne est très court mais très doux, et
surtout très coloré. L’été est très chaud mais il ne dure pas longtemps. Il peut monter jusqu’à 35°. Là-bas, c’est très humide. (Cathy et
Mathilde)
Le trou minier : Le trou a été fabriqué par l’homme . Le trou a 2,5 km de diamètre et 350 m de profondeur. C’était une
mine d’amiante, un produit toxique . Le fond du trou est rempli d’eau par la pluie. (Dylan R.)
L’hydroélectricité : Comme il y a beaucoup d’eau au Canada, les canadiens ont développé l’hydroélectricité : c’est de l’électricité produite par des turbines dans lesquelles ont fait passer de l’eau…
Les chutes du Niagara :
Les chutes du Niagara sont les plus grandes cascades du Canada. Il y a des touristes et des personnes du Canada qui passent en
bas en bateau. Les chutes du Niagara ne gèlent pas en hiver parce qu’il y a trop d’eau et trop de
courant. Elles sont à la frontière du Canada et des USA. (Baptiste et Matthieu)
Quelques
réactions :
Jakob : J’ai trouvé qu’elles étaient très courageuses, parce qu’on ne demande pas tous les jours aux gens si on peut dormir chez quelqu’un
qu’on ne connaît même pas. Il faut quand même avoir beaucoup de
muscles dans les jambes pour tirer beaucoup d’affaires tous les kilomètres. Je crois que je n’y serais pas arrivé.
Oscar : J’ai trouvé très courageux de partir dans un pays étranger où on ne connaît personne. Cela paraît un peu fou, mais c’est très amusant
(d’après ce que j’ai compris).
Elles ont presque découvert toute une région, et en vélo en
plus ! Elles ont eu un peu de chance, car si elles étaient allées en
Italie par exemple, je ne pense pas qu’elles auraient été hébergées par le premier venu. J’y serais peut-être allé, mais
avec un bon ami alors !
Pour commencer, nous y allons « en douceur »: en allant faire un tour dans les environs. Nous suivons Anne-Marie sur des chemins qui font partie de son quotidien, à travers des rues au calme étonnant étant donné leur proximité du centre agité du quartier Eglinton-Yonge street. Toutes les maisons rappellent le passé commun européen, affichent un petit caractère nord-américain (je crois que c’est l’effet des grosses voitures garées devant chaque maison), et certaines brandissent fièrement un drapeau à la feuille d’érable.


(à gauche : une rue calme. A droite : Bayview Avenue)
Nous nous dirigeons vers Bayview, où les bâtiments ne font guère plus d’un étage, et où l’on trouve toutes sortes de commerces. Nous n’avons pas l’impression
d’être dans une immense métropole, mais plutôt au centre d’une petite ville provinciale… en fait, Toronto ressemble plus à un énorme rassemblement de plusieurs villes, entre chacune desquelles on
évoluerait librement.
L’après-midi, c’est Sudeep qui est venue nous chercher… au programme : visite de Little India ! Nous sommes passées par Greektown, le quartier grec, où même les noms des rues sont indiqués sur un second panneau au fond bleu hellénique en alphabet grec. Là, la plupart des restaurants portent des noms du genre « l’Olympe », « l’Acropole », et je vous laisse deviner les autres….



Le chemin passe par un autre quartier où beaucoup d’asiatiques viennent s’installer depuis peu, mais ce n’est pas le grand Chinatown malgré les apparences (nous le visiterons un autre jour) ! c’est juste un quartier un peu démarqué…
Enfin nous arrivons sur Gerrard Street qui constitue l’axe principal de Little India.
Tout Bollywood est concentré dans cet espace, entre les boutiques de saris multicolores, de babioles en tous genres, de spécialités culinaires, de vidéos. Nous sommes quasiment les seules
« blanches » parmi les passants dont une hystérique (moi).Pour marquer le coup, nous entrons dans une grande boutique de saris et de parures à tous les prix, où Sudeep nous offre
quelques chudiyan, ces bracelets que l’on enfile au risque de les briser, ou, s’ils sont coriaces, de nous briser le poignet.


Comme quoi, organiser un périple à vélo dans la campagne québécoise peut mener à des réalités bien éloignées, mais tout aussi passionnantes ! Je profite de ce petit voyage en Inde pour
chercher ce que je ne trouvais pas en France : un manuel de grammaire Hindi! Pour compléter cette excursion et après avoir perdu mon groupe dans un immense magasin de saris et
robes penjabi, nous avons fait halte dans un snack-restaurant, autour d’un thé Darjeeling brûlant et de samosas bien garnis : ce sont ces beignets triangulaires, fournis de pomme de terre et
de petits pois, que l’on trempe dans de la sauce bien piquante de préférence, ou alors dans une sauce à la menthe. Je serais bien restée plus longtemps dans ce petit pays, mais il reste encore
beaucoup à découvrir à Toronto (mon Dieu, c’est vrai que nous sommes en Amérique du nord, où avais-je la tête ?!)… Nous partons finir la journée chez Sudeep, rejointes par Monica et une amie
à elle, terminant notre repas de spaghettis pas des douceurs made in Little India. Prochain rendez-vous demain matin pour une excursion hors du commun. Je ne vous en dis pas plus, bien
que je sois certaine que vous ayez déjà deviné…surprise !
Nous observons
tout ! Et côté pratique, impossible d’oublier les routes ! Voici un petit aperçu des voies de circulation québécoises…
Le
piéton
Déjà, notre point de vue était particulier, entre l'automobiliste et de piéton ; ces
derniers sont vraiment très rares au Québec et, en dehors des centres-villes, nous n’avons quasiment pas vu de promeneurs. L’explication est simple : l’espace! Les commerces sont éloignés
les uns des autres, les populations se sont installées de façon presque homogène à travers ce territoire, le meilleur moyen pour se déplacer reste la voiture, d’autant plus qu’on peut la garer
facilement ! Il est vrai que pour un piéton, la vie n’est pas si simple au Québec… pour vous donner un exemple, nous devions marcher une heure au moins entre le centre de Québec et l’endroit
où nous dormions qui semblait proche de ce centre d’après les cartes consultées.
Conséquence directe du monopole de la voiture : un piéton
doit attendre LONGTEMPS avant de pouvoir traverser une route ! A Sherbrooke, je n’exagère pas en vous affirmant que nous attendions déséspérément pendant de longues minutes que le
bonhomme s'allume. En plus, le malheureux piéton est soumis au décompte des secondes (parfois mises en valeur par un « bip-bip » oppressant)! Ce temps est calculé pour une personne à
mobilité normale, mais j’ose à peine imaginer la difficulté des sujets moins vigoureux… d’ailleurs je ne crois pas en avoir aperçu beaucoup… Néanmoins, voyons le bon côté des choses : le
Québec et le reste du Canada sont le paradis des grosses voitures !
Le code
Notre premier jour à vélo, dans le centre de Montréal fut consacré à un entraînement intensif pour savoir s’arrêter au feu rouge avant le carrefour : le feu est placé en face
de nous après l’intersection concernée alors qu’en France, nous nous stoppons au niveau du feu.
Ensuite, la priorité à droite n’existe pas, c’est
André, le policier de Granby qui nous en a parlé : c’est la première voiture qui arrive à l’intersection qui passe ! Je sais, ce serait du suicide si l’on imposait un code
semblable en France, chacun s'acharnant à arriver en premier, tous toujours pressés, mais au Québec, les voitures ralentissent presque jusqu’à l’arrêt comme pour un « cédez le
passage », et laissent passer celle qui arrive avant. En général, il n’y a pas d’accident ni de bagarre… Là, je tire ma révérence aux Québécois !
Les panneaux amusants
Je vous ai déjà parlé du magnifique panneau « Arrêt » qui remplace
notre « stop » national, mais connaissez-vous tous ceux qui concernent le froid ou les motoneiges ? Nous en avons retenu quelques-uns, et nous regrettons depuis notre retour de ne
pas les avoir tous photographiés !

Les autres moyens de transports
Vous vous doutez bien qu’il n’y a
pas que des voitures ou des voyageurs à vélo au Québec. Nous notons par exemple, le nombre incroyable de groupes de voyageurs en moto ! Ce sont souvent des bandes d’amis faisant gronder les moteurs de leur Harley Davidson munie de sacoches en cuir clouté en guise de bagages, qui
partent à travers la province.
Autre façon : le grand mobile-home : ce sont des camping-cars améliorés à l’apparence d’autocar de luxe, voire de wagon selon la taille…vu la taille, je suis persuadée que leurs propriétaires ne se permettent pas d’explorer hors des larges sentiers battus ! Ces bus-maisons semblent encore plus encombrants que les maisons mêmes, et je ne partage pas vraiment cet esprit du voyage. Peut-être que je me trompe et dans ce cas, j’accepte volontiers qu’un adepte du camping-car vienne me convaincre des intérêts de cette culture… Sinon, il existe tout un éventail de camping-cars, roulottes et caravanes de tailles variées, du strict nécessaire à l'appartement amélioré comme je viens de l’évoquer. Il y en a pour tous les goûts et tous les besoins ! C’est simple : c’est si répandu que lorsque nous avions campé à Rougemont, nous étions la seule tente !
Enfin, j’évoque l’incontournable motoneige ou Skidoo, bien utile en plein
hiver. Le skydoo fait partie intégrante des symboles de la culture québécoise, il représente même un attrait touristique majeur ! Il peut être employé pour des transport quotidien,
mais aussi pour réaliser des périples de plusieurs centaines de kilomètres à travers le Québec, comme nous l’a montré Pierre, le maraicher de Verchères, qui organise au sein de son association
des voyages en motoneige de plusieurs semaines.
Pour
en savoir un peu plus sur les principes de la route
québécoise et sur la signalisation….




