Dimanche 17 décembre 2006
Le lendemain,
la pluie s’est mise à tomber de plus en plus fort… nous devions choisir entre partir malgré le temps (il nous aurait fallu des palmes!), ou rester une nuit de plus sous la basilique à attendre
que ça se calme et arriver directement à Montréal ensuite…
Nous sommes donc restées, profitant des rares éclaircies pour aller faire quelques courses.
Quand nous avons retracé la galerie sous-terraine pour remettre les matelas d’où ils avaient été pris, nous avons constaté la présence de tombes dans les murs, datant du début du XIXè siècle…
Nous n’étions pas seules lors de ce séjour, mais certainement entourées d’esprits bienveillants !
Les 12 km jusqu'à Boucherville furent parcourus facilement par la piste cyclable. C’est après que le trajet fut plus amusant : l’essentiel de axes qui atteignent Montréal sont
de larges routes interdites aux vélos (et puis même si c’était autorisé, nous n’y aurions jamais pédalé !).
(sur cette photo prise de la passerelle, vous
pouvez voir à droite de la route la piste qui commence, et que nous emprunterons jusqu’à Montréal. Au fond, on distingue le pont Jacques Cartier)
L’épreuve suivante fut de demander aux rares passantsla direction du pont Jacques Cartier (déjà qu’il n’y a pas beaucoup de piétons au Québec, mais la météo n’arrangeait pas les choses).
Après cela, les loeux n'ont plus de secret pour nous!
(plus qu’un pont à traverser !)
En ce jour férié pour les Qubécois, Fête du Travail oblige, nous avons pique-niqué
dans le parc Desjardins au risque de nous faire dépouiller par les écureils, avant de nous perdre exactement comme il y a deux mois dans la petite Italie, et de rejoindre enfin la
maison où Suzanne nous attendait. Là ja me sentis vraiment soulagée, bien qu’un peu triste... Nous l'avons fait ce tour à vélo... et c'est fini!
(de la rive Sud, on voit très bien le stade olympique et la tour penchée construits pour les jeux de 1976)
La piste cyclable fut perdue puis retrouvée au milieu d’un quartier résidentiel. C’est alors qu’une épreuve de patience s'imposa: pour traverser la grande route, aux allures
de périphérique Parisien, nous n’avions pas d’autre choix que d’emprunter une grande passerelle entourée d’escaliers, l’équivalent de deux-trois
étages, aménagée d’une fine rampe pour que les cyclistes puissent faire « rouler » leur vélo en montant. La théorie d’une bicyclette légere ne supportant que son propre poids avait été
le fondement de l'aménagement. Pour mener à bien cette opération, nous avons détaché la remorque et réalisé trois allers-retours. Aussi simple que ça !