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Le Kérala et l'Inde du Sud

Québec suite :
- Ce n’est pas parce que je n’écris plus grand chose sur ce blog qu’il ne se passe plus rien! Je continue à proposer des interventions, diaporamas, articles... Je suis en train d'écrire une sorte de cahier sur les différents thèmes de Géo que nous avons pu observer, simplifiés et bien illustrés... je ne sais pas trop ce que ça va donner, mais ça vaut le coup d'essayer! Si ça le fait, je pourrai toujours me lancer dans le monde fabuleux de l'édition (il faut toujours vivre avec des plans sur la comète, sinon, on ne fait rien dans la vie!). En parallèle, j’achève l’écrituredu récit de voyage, il ne reste plus qu’à le relire et à trouver quelques bénévoles qui puissent me donner leur avis sur la question. C’est toujours délicat de raconter un voyage : il y en a des milliers et pourtant, chacun d’eux est unique, décrit un périple original et initiatique... bref, je ne sais pas encore si je vais le faire publier... ou alors en très peu d’exemplaires pour le moment !
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Un grand projet en vue!
- Vous pensiez que j'allais en rester là, la page Québec à peu près tournée?! Oh l'absurde pensée! La virée québecoise en vélo n'est QUE la première d'une longue liste à venir !!! Cette période entre parenthèses, sédentaire et pantouflarde n'est autre en réalité que la préparation de ma prochaine aventure, seule en Inde du Sud, qui débutera en janvier prochain, préparation du fond et de la forme (du sac de couchage aux thèmes de Géo et autres à approfondir), pépètes à mettre de côté, sous-projets à creuser, enthousiasme à propager...! C’est décidé, profondément réfléchi et, bien sûr, il y aura un blog ! Avis à tout le monde : évitez de me téléphoner après le 6 janvier 2008.

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Si vous êtes ici, c’est que vous avez entendu parler de notre projet : une aventure à vélo dans le sud du Québec, à la rencontre des ses habitants, de ses caractères qui peuvent passer inaperçus aux visiteurs un peu pressés. Vous trouverez le récit de notre aventure et bien d’autres thèmes : la Géographie, le matériel, la préparation du voyage, les Québécois, le travail réalisé au retour… bref, tout le projet ! Vous pouvez vous reporter au sommaire où tous les articles sont référencés.

!!! Bon voyage !!!

Jeudi 7 décembre 2006

Je n’aurais jamais pu oublier de vous parler de l’incontournable, l’unique, l’emblématique et délicieux sirop d’érable ! Vous pensiez que je l’avais oublié ? loin de là cette idée absurde !

            C’est un produit québécois avant tout et non canadien : il est fait au Québec, les sirops fabriqués aux Etats-Unis et en Ontario ne peuvent rivaliser avec le vrai sirop d’érable !

Il existe une expression pour qualifier le mauvais sirop : du « sirop de poteau », c’est-à-dire sans aucun arôme ; souvent, on trouve des « sirops » faits avec du sucre, ou de l’extrait de maïs auquel on a ajouté un arôme de synthèse : un scandale ! et c’est la plupart du temps celui que l’on peut trouver dans nos commerces français… mais nous avons été mises en garde par tous les Québécois rencontrés, citoyens défenseurs de leurs valeurs culturelles et culinaires ! 
            Donc nous avons appris à lire les étiquettes : s’il y a un paragraphe intitulé « ingrédients » sur l’emballage, nous pouvons passer notre chemin car seul le sirop pur nous intéresse. De plus, nous avons appris à vérifier la provenance du sirop…et oui : même dans le Québec, il y a des régions où il est meilleur ! Comme quoi la géographie ça sert même dans les domaines les plus spécifiques ! Par exemple, et d’après les dires généraux, il faut éviter les productions de la région de Montréal, et préférer celles des Cantons-de-l’Est et du Centre-du-Québec, là où nous sommes passées. Notons notre passage dans la capitale de l’érable, Plessisville, où nous avons dégusté du beurre d’érable pur : divin ! 


(vous remarquerez que même sur les boîtes de sirop, la cohabitation anglais-français est omniprésente !)

 

 

 

            Plus simplement, si vous allez au Canada et que vous souhaitez ramener des produits de l’érable chez vous, évitez de vous les procurer dans les magasins de souvenirs : le sirop souvent d’origine douteuse est servi dans des flacons minuscules et atrocement chers. Vous allez dans les supermarchés, regardez l’origine du sirop, vous le trouverez en boîtes de conserves d’environ un demi-litre : c’est solide et pas cher (5 $ can.). Je me rappelle de notre dernier jour, avant d’aller à l’aéroport, Sibylle et moi avons fait le tour de tout le marché Atwater à Montréal où les agriculteurs tiennent des stands, pour trouver un sirop de bonne provenance (de l’est de Plessisville). Tous les sirops sont vendus dans les mêmes types de boîtes, et si l’origine n’y est pas inscrite, n’hésitez pas à demander au vendeur !

Après, on peut exiger des qualités différentes, mais globalement, le « parfait » sirop d’érable est clair et liquide (et pas marron et dense comme nous le connaissons en France), mais pas trop non plus, il y a un juste milieu ! Il ne doit pas avoir un goût trop prononcé d’écorce… enfin bref, c’est très technique !
            Sachez seulement pour vous donner une idée des proportions, que pour faire deux litres de sirop d’érable il faut extraire 204 litres d’eau d’érable que l’on fera bouillir !
            Sinon, un éventail de produits différents sont issus de l’érable, sur lesquels règne incontestablement le sirop, vous l’aurez compris !

 

Notamment, nous avons le beurre d’érable (mentionné plus haut) qui tient son nom de sa texture de beurre, il est de couleur laiteuse et, s’il repose trop longtemps, du sirop remonte à la surface… inutile de préciser que c’est vraiment très riche !

 

La tire d’érable est du sirop boulli afin d’obtenir une texture beaucoup plus épaisse et collante, refroidie puis dégustée…

 

On fabrique aussi des bonbons durs, mous, ou des sucettes à l’érable…

 

En le cuisant beaucoup plus longtemps, on obtient du véritable sucre d’érable.

 

L’érable est le véritable fournisseur en sucre du Québec…
...si vous voulez en savoir un peu plus sur l’extraction, la préparation et la dégustation du sirop d’érable !...

article wikipedia

Par aurore-didi - Publié dans : Purement Québécois!
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Mercredi 6 décembre 2006

La crème glacée molle

véritable culture populaire ! dans plusieurs villes où nous nous sommes arrêtées, nous avons constaté que beaucoup de personnes se retrouvaient après dîner (le « souper » québécois) dans des bars laitiers, autrement dit : des marchands de glaces. Nous pouvons affirmer que cette pratique est très répandue non seulement parce qu’il y a beaucoup de monde, mais aussi parce que les parkings qui entourent le petit commerce sont imposants.

En général, on trouve à peu près tous les genres de glaces avec des parfums très locaux (sirop d’érable, parfum d’une barre chocolatée connue, bleuet…), mais surtout, le succès de ces bars laitiers tient de la distribution de crèmes glacées molles ! On en trouve en Europe aussi, par exemple les « straciatella », mais au Québec, elles sont les favorites ! sans doute parce qu’elles se mangent plus vite que nos glaces dures… enfin ce n’est qu’un hypothèse de gourmande avérée…

On en trouve au chocolat, au café, au sirop d’érable…mais la plus courante est celle à la vanille, à laquelle on ajoute des bombons, des pépites de sucre coloré ou de chocolat…

(photo prise par Léon, qui nous a emmenées dans l’un de ces bars à Victoriaville. Nous sommes aussi allées prendre une glace à Granby avec André, Natalie et leurs enfants, mais nous n’avons pas de photo…)

Le consommateur a le choix entre plusieurs tailles de cornet, petit, moyen ou grand, ou parfois des intermédiaires. Pour vous donner une idée d’un ordre de grandeur, en général, les petits cornets correspondent à la taille la plus répandue chez nous… d’ailleurs le choix du type de cornet exige une longue réflexion…et si l’on ne parvient pas à choisir, autant prendre sa glace en barquette ! Autre chose : le cornet est au minimum garni de deux boules au lieu d’une seule chez nous, et pour le même prix : j’adore les bars laitiers du Québec !

 

 

 

         Lorsque nous étions sur l’île d’Orléans et que nous avons effectué notre tour de l’île, Sœur Liliane nous a invitées à la chocolaterie réputée de Saint-Pétronille… Là-bas, ils enrobent la glace molle de chocolat fondu, donc chaud ! C’est assez répandu au Québec, mais le chocolat de Sainte-Pétronille est artisanal ! La préparation demande, vous vous en doutez, une immense déxtérité : à peine le cornet confectionné, il faut le plonger à la verticale dans la marmite de chocolat chaud et vite le ressortir et le redresser (sinon ça tombe, et ce serait dommage de perdre du si bon chocolat !). Ensuite, il faut attendre un petit moment avant de mordre dans son cornet pour laisser le temps au chocolat de refroidir, et de maintenir la glace à l’intérieur, qui a fondu entretemps. C’est simple : si vous êtes trop gourmands et que vous goûtez de suite, vous vous en mettez partout et bonjour les dégâts ! Je vous aurais prévenus…


(A Sainte-Pétronille, Sœur Liliane nous a offert le grand format de la crème glacée molle au chocolat : c’était vraiment délicieux, mais je n’ai pas réussi à finir… Sib non plus…)

 

 

 

 

 

Par aurore-didi - Publié dans : Purement Québécois!
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Lundi 4 décembre 2006

Qu'est-ce qu'on mange au Québec ? Question fondamentale !

            Je ne vous apprends rien, mais je le répète juste pour la plaisir : la découverte d'un pays se fait par les yeux, l'écoute, le toucher...mais aussi par les papilles gustatives ! Et au Québec, nous avons eu l'occasion de goûter quelques spécialités qu'il est difficile voire impossible de se procurer dans notre pays adoré. Je tiens à signaler que l'inverse est valable aussi : quelques produits de base pour nous, bonnes Françaises, étaient introuvables ou seulement considérés comme des aliments de luxe, je pense surtout au couple baguette-fromage ! L'avantage pour nous était que nous pouvions goûter de tout sans trop nous soucier de notre ligne (véritable calvaire imposé par les exigences de notre société), étant donné que nous éliminions en pédalant !
La poutine : symbole national !!!
Je vous en avait déjà parlé lors de notre étape à Victoriaville...c'est un pur produit québécois, et je doute que l'on puisse le trouver ailleurs...

 

Ce sont des morceaux de cheddar blanc en grains, servis chauds sur un tas de frites, le tout aspergé de sauce brune, ou barbecue. Normalement, le fromage a une texture un peu fondue (nous l'avons mangé à peine tiède), mais il conserve son aspect cahoutchouteux sous la dent, aspect si prononcé que le-dit fromage poussait des « crouik-crouik »  à chaque mâchouillage. D'où son surnom durant toute la suite du voyage de « fromage crouik-crouik » !
Si j'ai pu terminer ma barquette, c'est uniquement parce que les 45 km éffectués le jour-même face au vent m'ont ouvert l'appétit. Je conseille ce type de régime à tous ceux qui ont besoin de prendre des forces pour grimper un sommet de plus de 6000 mètres, ou pour courir un marathon...

La viande d'orignal
 :
C'est Lise de Baie-du-Febvre qui nous a mijoté cette bonne viande, légumes cuit avec, afin que le plat dévoile tout un bouquet d'arômes... au début, nous n'avons pas cru le mari de Lise, nous pensions qu'il nous faisait une farce lorsqu'il affirmait que c'est un orignal qu'il avait abattu, et qu'il s'agissait d'un simple morceau de boeuf. Mais réflexion faite, cette viande avait un goût plus prononcé, comme une saveur de gibier en plus. C'était délicieux !

Le pâté de chevreuil :
Découvert sur un morceau de pain grâce à Pierre, le maraîcher de Verchères... servi comme des rillettes, le gras en moins. Ce pâté a la texture et la couleur du nem chua vietnamien (des boulettes de porc), sauf qu'il a le goût de chevreuil. Je ne m'avancerai pas sur le goût du chevreuil n'étant pas experte dans ce domaine, mais j'affirme que c'est assez bon !

Gélée de sapin :
C'est Pierre qui nous a servi ça sur notre morceau de pâté de chevreuil... c'est une spécialité du sud du Québec, à la frontière des Etats-Unis. La description est simple : vous imaginez un bonbon La Vosgienne, mais en gelée. Puisque j'écris cet article pour vous donner mon avis, je ne tourne pas autour du pot trop longtemps : je me passerai volontiers de cette gelée. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas bon non plus...c'est juste spécial...suis-je claire ?

Le blé d'Inde :
Ce sont les grands épis de maïs bien jaunes d'au moins vingt-cinq centimètres...cuits dans une marmitte, à manger avec les doigts et les dents, les québécois ajoutent la plupart du temps du beurre salé, mais c'est bon nature aussi... Nous avons pu goûter au maïs lorsque nous étions à Saint-Anne-La-Pérade, chez Gisèle. Tout le long de la 138 que nous avons empruntée de Québec à Trois-Rivières, les agriculteurs avaient installé de petits kiosques pour vendre un peu de leur récolte... l'origine du nom est parfaitement compréhensible : les premiers colons croyaient vraiment débarquer en Asie !

Ketchup maison :
Nous avons goûté celui de Soeur Suzanne à Montréal, fait maison ! Ce que les Québécois appellent ketchup tient plus du concept de chutney : un mélange sucré qui sert à améliorer tous les petits plats ! Celui-ci, particulièrement délicieux était composé de pêches, poires, pommes (je crois), du vinaigre, des tas d'ingrédients que j'oublie... de toute façon, les recettes sont infinies... il suffit de jouer à l'apprenti sorcier en mélangeant tout ce que l'on peut trouver dans les placards de la cuisine, on verra bien le résultat ! A partir du moment où l'on met de bon ingrédients, le résultat ne sera pas forcément mauvais...

Beurre de pomme :
Un délice ! c'est plus onctueux que la compote, et se tartine à volonté... cette mixture est l'heureux mélange cuit d'un sac de pommes avec du beurre et du miel...

Les carrés
 :
ce sont des gâteaux très riches et très bons, à faire trembler les pages fluettes des magazines de régime! Nous avons notamment goûté le carré aux dattes à Plessisville chez Soeur Gabrielle, je soupçonne Sibylle d'en rêver toutes les nuits depuis... et le carré à la rhubarbe de Soeur Suzanne à Montréal dont il a été difficile d'en garder pour le lendemain... j'ai récupéré la recette, mais j'ai peur...oui : peur de le rater !

Les muffins :
se parfument à tout, et se cuisinent d'une multitude de façons, seule la forme et le principe restent... ainsi, nous avons dégusté des muffins au chocolat, au sirop d'érable (on n'y échappe pas, surtout au Québec), au raisin, aux carottes (si si : c'est très bon !), aux bleuets... ils peuvent être aux pommes, courgettes, pêches, autres fruits et légumes... J'ai récupéré plusieurs recettes différentes, il n'y a pas de doctrine fondamentale pour les préparer : cela dépend de l'attente de chacun... je peux juste vous dire que le secret d'un bon muffin tient dans le dosage de la farine, des oeufs et de la levure. Surtout, la pâte ne doit pas être trop sucrée, le parfum en serait dénaturé...je maîtrise la technique maintenant !

 

Ce que j'ai moins apprécié tient de la proximité géographique avec les Etats-Unis : les boissons gazeuses vendues en grosses bouteilles de deux litres, dont plus de la moitié doit être du sucre pur, les plats trops frits et gras, les moins chers du marché donc les plus accessible et par conséquent trop souvent consommés, ainsi que les hamburgers des snacks. Je ferai seulement exception des hot-dogs que Francis nous a fait découvrir dans un snack de Montréal, à moins d'1 $ can. la pièce, qui glissent tous seuls... De même, les pizzas au Québec sont cuisinées à l'américaine, c'est-à-dire avec une pâte très épaisse, semblable à une tarte salée de chez nous, avec une garniture coupée en gros morceaux. Ce n'est pas mauvais en soi-même, mais j'ai la nette impression que la quantité prédomine sur la qualité de certains produits... Sinon, aliment de cauchemard : tous les beurres issus des fruits secs : cacahuète, noix de cajou, amande, noisette, plus ou moins sucrés mais toujours très très trèèèèèès riches, avec un arrière-goût de lait dans les recettes pour les enfants...

 

 



(Les noix de cajou sont vendues par paquets de 1,2 kg dans la chaîne de supermarchés américains Loblaws ! Ici à Victoriaville)

 

 

 

 


(dans un snack de Plessisville, cette assiette est sensée répondre à la demande d’un seul consommateur. Nous ne l’avons même pas terminée à deux…c’était pourtant assez bon…)

En boissons...
Mon Dieu que le café m'a manqué durant ces deux mois ! Et ce, depuis l'avion à l'allée lorsqu'on
 m'a servi un infect jus de chaussettes transparent, à peine teinté de marron... la quasi-totalité des autres cafés que l'on a pu goûter avaient la même apparence, j'avais plus l'impression de boire de l'eau chaude avec une odeur de café. Alors si vous partez au Canada et que vous êtes amateurs de café "à l'italienne", je vous conseille d'aller dans les brûleries : ce sont des bars qui servent surtout du café et quelques autres boissons chaudes ou fraîches. Leur particularité est de proposer beaucoup de variétés de cafés, selon leur origine ou leur manière d'être préparés... autres points positifs : les consommations ne sont pas plus chères qu'ailleurs, sont aussi proposés des produits issus de l'agriculture biologique voire du commerce équitable, et l'on trouve souvent dans ces brûleries des accès internet, en plus d'une ambiance agréable !

 

Toujours en rapport avec le café, il y a plusieurs chaînes de magasins où celui-ci n'est pas très bon, mais pas infect non plus... c'est le cas de la célèbre chaîne américaine Starbucks, et aussi des chaînes canadiennes Tim Hortons (omniprésente !!!), Second Cup (ma préférée...) ou encore Morgan Café.

C'est dans un Second Cup que Sibylle a commandé un cidre de pommes chaud à la cannelle : une merveille !

Enfin , au village de Niagara-on-the-Lake, Monica nous a fait goûter un Shirley Temple, cocktail très simple : grenadine, jus d'orange, et eau pétillante...

La nostalgie du fromage !
Nous avons subi d'atroces souffrances : c'est très difficile de se désintoxiquer de notre habitude du bon fromage ! Non seulement notre fromage adoré était difficile à trouver (chèvre, camembert, bleu, tous ceux qui sentent bien mauvais : ce sont les meilleurs), mais en plus, celui-ci est vendu à prix d'or ! une fortune ! pour vous donner un exemple, l'équivalent d'un quart de camembert de taille standard est vendu 8$ can. (environ 5,50 €). D'autant plus que le camembert auquel je fais allusion n'est même pas français : c'est une production de Portneuf (à mi-chemin entre Québec et Trois-Rivières) qui, parce qu'elle est géographiquement éloignée de la France, se permet de récupérer l'appellation AOC de « camembert »... patriote que je suis dans ce domaine, j'en ai presque été choquée ! Nous avons aussi vu dans certains marchés la vente de marques de fromages connues, comme Babybel, Caprice des Dieux ou Chavroux, vendues le double (au moins, frais d'importation oblige) du prix français déjà élevé.

A Sorel, Sibylle a replongé et a dû se procurer une dose de camembert de Portneuf, à ce prix digne des marchés noirs... heureusement qu'il est bon leur camembert, sinon j'aurais écrit au ministère québécois des fromages ! En fait, même les fromages les plus courants (cheddar blanc ou « orange ») sont vendus chers au Québec. Ce n'est pas une grande habitude alimentaire des Québécois, à part dans la poutine, d'autant plus que la population n'apprécie pas les fromages trop forts...pour vous donner une idée, la mozzarella a déjà beaucoup de goût pour eux. Néanmoins, les personnes que nous avons rencontrées sur notre chemin nous ont prouvé leur immense compassion face à notre addiction au fromage, et certaines ont saisi l'occasion d'être réunies avec des « amatrices » pour organiser une petite dégustation, histoire de marquer le coup. C'est un aliment de fête, comme le caviar ou le foie gras!

(un rayon fromages dans un petit supermarché)
La suite dans un prochain article... je pars faire un tour dans la cuisine! 

 

Par aurore-didi - Publié dans : Purement Québécois!
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