....! BIENVENUE !...

Si vous êtes ici, c’est que vous avez entendu parler de notre projet : une aventure à vélo dans le sud du Québec, à la rencontre des ses habitants, de ses caractères qui peuvent passer
inaperçus aux visiteurs un peu pressés. Vous trouverez le récit de notre aventure et bien d’autres thèmes : la Géographie, le matériel, la préparation du voyage, les Québécois, le travail
réalisé au retour… bref, tout le projet ! Vous pouvez vous reporter au sommaire où tous les articles sont référencés.
!!! Bon voyage !!!
La suite de ce séjour dans cette immense métropole adopta
un rythme plus détendu, mais toujours aussi riche en expériences.
Nous
sommes lundi 11 septembre, en plein festival international du film, de nombreuses célébrités y sont présentes, ce qui explique tout ce remue-ménage. Nous nous promenons parmi cette foule
élégante, et je crois bien que nous étions les seules vêtues de polaires et jeans ! Le temps est magnifique, et nous traversons le quartier universitaire
où les bâtiments rappellent un peu la vieille Angleterre…

(petite vue sur la CN tower, au sud)
(Le Royal ontario museum, entre patrimoine historique et modernité)
Ensuite, nous allons faire un tour dans le Royal Ontario Museum . Nous n’aurons le temps de voir que les
collections egyptienne et grecque, faute d’être entrées moins d’une heure avant la fermeture.
Enfin, et pour clore cette journée, nous décidons avec Anne-Marie de mettre de côté le métro et de rentrer chez elle à pieds : là encore l’immensité de la ville est flagrante : sur les
cartes de Toronto, l’appartement d’Anne-marie est proche du centre, et pourtant, il nous faudra environs une heure et demie pour tracer en ligne droite (et plate) vers le nord.
Ca semble tout bête à dire, mais je crois que si Toronto est si attrayante, cela doit venir du fait que les rues sont
propres, larges et lumineuses, on peut voir le ciel, les espaces verts sont nombreux et, enfin, les gens sont gentils (exceptés certains adolescents qui, pour se faire respecter nous foncent
dessus sur les trottoirs au lieu de nous doubler pour que nous leurs laissions le passage libre… ils ont encore beaucoup à apprendre !).
Lors de notre halte à
Champlain, juste avant Trois-Rivières en partant de Québec, Sibylle et moi avons pu planter la tente dans le jardin de l’épicière, en face de son commerce (c’est bien pratique !).
Bref, pour nous laver, nous allions aux toilettes de l’arrière-boutique, placés derrière le rayon DVD et vidéo du magasin. Nous avons eu l’occasion de nous pencher un peu sur les films que l’on
peut trouver au Québec : des productions locales dont nous, Français, n’avons jamais entendu parler, mais aussi et surtout les superproductions hollywoodiennes, omniprésentes… Le plus
marquant, c’est que la majorité des titres originaux sont traduits en « français-québécois », sans aucun doute en conséquence de cette loi sur la protection de la langue, pour
éviter tant bien que mal une américanisation de l’expression orale, alors que nous du « vieux » continent, gardons sans même y faire attention, beaucoup de titres originaux…
Au-delà de ces traductions parfois assez amusantes, ce qui me frappe le plus, c’est que je n’aurais jamais pensé à transformer ces noms !
Un seul regret : ne pas avoir ramené quelques DVDs dans mes bagages, certes made in Hollywood, mais surtout doublés à la
québécoise !





Incontournable !
Dimanche 10 septembre était
entièrement réservé à l’excursion-surprise prévue par Anne-Marie, Sudeep et Monica : pour elles, nous ne devions absolument pas manquer les chutes du Niagara, à un peu moins de deux heures
de route de Toronto. Nous pensions rencontrer des hordes de touristes du monde entier, mais pas une véritable cité du tourisme: la ville de Niagara n'est pas ville à proprement parler, c’est plutôt une gigantesque fête foraine, avec cinémas, attractions en tous genres, grande roue, trains fantômes et
musées insolites comme celui des records du monde, des comics Marvel, des Lego…


Dans les rues, tout me rappelle Disneyland. Les sons fusent de partout, pourtant, un autre bruit beaucoup plus lointain et
puissant semble rythmer tout ce tapage : celui des chutes.
(le pont au-dessus de la rivière Niagara : au milieu, les drapeaux démarquent la frontière
avec les Etats-Unis. De notre côté, nous avons une belle vue sur la ville de Buffalo)
Après ce voyage à vélo à travers la campagne, nous ressentons l’impression que notre place n’est pas ici, au milieu des foules de touristes multicolores et des attractions bruyantes, électriques et artificielles.
Le long de la promenade face aux chutes (du côté
canadien, nous sommes en face des deux chutes. Dommage pour ceux qui restent aux Etats-Unis : ils ne voient rien !), tous évoluent en direction du bord de la grande chute
en "fer à cheval", celle située sur le territoire canadien.


( Sib, Anne-Marie, Monica, moi et Sudeep)
Pause au milieu d’une pelouse avant de
prendre le funiculaire qui rejoint le gigantesque palace abritant le plus grand casino du Canada. Là-bas, nous laissons Anne-Marie et Monica jouer, et nous les attendons dans un café de la
galerie marchande de l’hôtel.
Quittant la ville, Nos guides nous font la surprise de nous conduire jusqu’au « village » de Niagara-on-the-Lake. L’économie de ce village semble
complètement destinée au tourisme : partout, des enseignes de magasins de souvenirs, de caves à vins, de bars laitiers… toute cette activité affichant une certaine qualité qui se ressent
très nettement dans le prix des produits vendus… L'endroit est moins extravagant que Niagara, et nous rappelle plus facilement, en oubliant l’effervescence de touristes et de boutiques, les
petites villes que nous avons traversées au Québec.Niagara-on-the-Lake est, comme son nom l’indique, au bord du Lac Ontario et
depuis le rivage, nous pouvons deviner sur la ligne d’horizon les plus hauts buildings de Toronto !


Le soir, nous rejoignons l’autoroute en longeant les grands champs de vignes. Le chemin glisse ensuite à travers le flux continu de voitures
qui rentrent à Toronto… Je me rappelle Sibylle avoir déclaré : « ça, c’est fait ! ».
Anne-Marie et Sudeep ont réussi leur surprise, et quelle
surprise !




