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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 16:30

Protection et mise en valeur de l’environnement naturel

Les espaces protégés :

Les parcs nationaux :

         Depuis 1977, la Loi sur les Parcs permet de protéger les 23 parcs nationaux du Québec pour les générations actuelles et futures. Par exemple, le parc de la Yamaska a été créé en 1983, et celui de la Jacques Cartier en 1981. Depuis 1999, la gestion des parcs nationaux a été transférée à la Sépaq (Société des Etablissements de Plein Air du Québec) ; tous les revenus annuels générés pas la tarification d’accès et par les activités et services permettent de remplir la mission des Parcs Québec. Celle-ci s’exprime à travers la présence des équipes dédiées sur le terrain, l’offre d’activités de découverte et de sentiers pour sensibiliser les visiteurs aux valeurs environnementales, le programme scolaire, l’application du programme de suivi de l’intégrité écologique, etc…

(Carte des réserves fauniques gérées par la Sépaq)

          Tous les parcs nationaux du Québec ont été créés en vertu des standards de l’Union internationale pour la conservation de la nature, selon les critères suivants :

 

 

v      Une aire relativement vaste qui présente un ou plusieurs écosystèmes généralement peu ou pas transformés par l’exploitation.

v      Où les espèces animales et végétales, les sites géomorphologiques et les habitats ont un intérêt particulier du point de vue scientifique, éducatif ou récréatif, ou qui offre un paysage d’une grande beauté.

v      Dans laquelle la plus haute autorité compétente du pays a pris des mesures  pour éliminer l’exploitation et pour y faire respecter les ensembles écologiques, géomorphologiques ou esthétiques.

v      Dont la visite est autorisée, sous certaines conditions, à des fins éducatives, culturelles ou récréatives.

         En conclusion, la politique de gestion des parcs nationaux s’efforce de suivre ces trois objectifs : conserver, protéger et découvrir.

Les aires marines :

         Le territoire canadien possède le plus long réseau côtier au monde, soit 243 000 km, répartis autour de trois océans (Pacifique, Arctique et Atlantique), et 9 500 km le long des grands lacs. Le Canada est à lui seul le plus grand réservoir d’eau douce de la planète. En tout, on compte au Canada 5 millions de km² d’étendues d’eau. Celles-ci présentent différents climats et éléments géologiques, variant parfois sur de très courtes distances, à l’origine d’une diversité biologique incontestable.

         Les parcs nationaux marins du Canada, océaniques ou en eau douce, sont gérés au niveau fédéral par les politiques des AMNC (Aires Marines Nationales de Conservation). Ainsi, le patrimoine naturel concerné est divisé en 29 régions marines, dont chacune possède des caractéristiques physiques, biologiques et océanographiques de la région, chacune représente un exemple distinct et représentatif. Elles comprennent aussi des estuaires, îles et terres côtières. Bien qu’elles possèdent des limites clairement définies, les AMNC restent des espaces ouverts où l’eau et la faune sont toujours en mouvement : toute évolution extérieure proche ou lointaine est susceptible d’agir sur ces AMNC. Une collaboration entre  les localités côtières, les populations autochtones, les parties intéressées (par exemple les sociétés de croisières) et les autorités gouvernementales est donc indispensable, afin d’atteindre l’objectif global d’un réseau d’AMNC dynamiques, conciliant une politique de protection, mais aussi la gestion des loisirs, de la pêche et de la navigation commerciale, car les espaces marins ont joué et jouent encore un grand rôle dans l’histoire, l’économie et la richesse naturelle du pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les milieux humides :

         Lorsque nous nous sommes arrêtées à Sorel, nous avons visité son musée du patrimoine qui présentait une exposition sur le lac Saint-Pierre et sur la protection des milieux humides. Nous y avons appris quelques définitions ainsi que les enjeux de la protection de tels milieux…

(image satellite du lac Saint-Pierre)

 

 

 

 

 

 

 

 (image satellite de l’archipel du lac Saint-Pierre)

        La Convention RAMSAR : convention internationale relative aux zones humides d’importance mondiale, du nom de la ville d’Iran où elle a été adoptée en 1971, et visant la protection des terres humides à l’échelle mondiale. C’est le seul traité environnemental qui soit consacré à un écosystème particulier. Aujourd’hui, 106 Etats font partie de la convention Ramsar et protègent 896 sites d’importance sur une superficie de 67 495 424 hectares, soit plus de 67 000 km². Quatre sites sont reconnus par la convention Ramsar au Québec : la réserve nationale de la faune du Cap-Tourmente, le baie de l’Isle-Verte, le lac Saint-François et les terres humides du lac Saint-Pierre (depuis le 25 mai 1998). 

 

Les milieux humides :

         ils constituent des zones de transition entre les milieux aquatique et terrestre. Il s’agit d’un plan d’eau peu profond (entre 10 et 100 cm d’eau) dont le faible débit ou l’absence de courant persiste suffisamment longtemps durant l’année pour permettre l’établissement de plantes aquatiques ou tolérantes aux sols gorgés d’eau. Leur nappe phréatique se trouve tout près du niveau du sol, ce qui favorise l’accumulation d’eau. A la fin de l’été, ils s’assèchent et atteignent leur niveau d’eau le plus bas (l’étiage).

Avec les forêts tropicales, les milieux humides sont les écosystèmes les plus productifs. Parce qu’ils profitent à une multitude d’espèces végétales ou animales, ils occupent une place majeure dans la conservation de la biodiversité. Ils fournissent nourriture et abri à de nombreuses espèces fauniques, oiseaux, mammifères, poissons, amphibiens, et à des milliers d’invertébrés.

Les différents milieux humides :

v      Le marais: il est dominé par des plantes herbacées émergentes (quenouille), et autres espèces de plantes flottantes ou submergées. Il contient beaucoup trop d’eau pour permettre aux arbres de pousser, jusqu’à 2 mètres lors des crues printanières. Le niveau d’eau moyen varie entre 15 cm et 1 mètre. Les arbres et arbustes présents recouvrent moins de 25 % de sa superficie.

v      L’herbier aquatique: on y retrouve une végétation submergée, flottante et à feuilles flottantes. La profondeur de l’eau est généralement supérieure à 2 mètres.

v      La prairie humide est occupée par une végétation herbacée graminoïde. Au printemps, la profondeur de l’eau se situe entre 15 et 30 cm. En été, l’eau est au même niveau que le sol.

v      Le marécage est une zone arbustive, petit boisé ou forêt mature (les arbres recouvrent plus de 25% de cet espace), inondée périodiquement ou en permanence. Les arbres y poussent car cette zone est plus sèche que le marais. L’eau y est stagnante ou en écoulement lent.

v      L’étang est une petite dépression inondée bien délimitée. Aucun cours d’eau ne s’y déverse mais une petite décharge peut y être présente.

v      La tourbière est dominée par la mousse de sphaigne (tourbe) ; son taux d’accumulation de matière organique est nettement supérieur au taux de décomposition. Ce sont des milieux pauvres en nutriments car très acides, c’est pourquoi on y trouve plusieurs plantes carnivores (qui se nourrissent d’insectes).

Des milieux vulnérable : on estime que 80% des milieux humides du Canada ont disparu ces 50 dernières années. Cette vulnérabilité est principalement liée à l’étalement urbain et au développement des terres agricoles. Le drainage, le remblayage et la pollution ont entraîné leur perte.

Les rôles des milieux humides :

Filtre : Véritables usines d’épuration naturelle, les plantes et l’activité microbienne captent les matières polluantes (exemple : les nutriments excédentaires provenant des fertilisants agricoles, les pesticides ou coliformes), et filtrent ainsi en grande partie l’eau. La qualité de l’eau se trouve donc grandement améliorée par la présence des milieux humides.

 

Eponge : les milieux humides ralentissent le débit et diminuent l’effet des périodes de sécheresse.

Barrière : Le débit des cours d’eau est ralentit, permettant aux sédiments en suspension de se déposer ; l’érosion des berges est diminuée, l’effet des crues est ralenti et le sol est stabilisé (par les racines). 

Refuge : les milieux humides accueillent de nombreuses espèces végétales et animales ; ces dernières y trouvent abri, nourriture, repos ou site de reproduction (particulièrement pour les canards et oies).

 

A propos des oiseaux :

ZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux): En 1985 , l’organisme Birdlife International lançait en Europe, le programme des ZICO. Les sites ZICO de l’archipel du lac Saint-Pierre constituent des aires de concentration abritant un nombre d’oiseaux représentant au moins 1% de la population nationale, continentale ou mondiale, que ce soit lors de la nidification, de la migration ou de l’hivernage. Au Canada, le programme ZICO est supervisé par les organismes suivants : Birdlife International, FCN (Fédération Canadienne de la Nature), UQCN (Union Québécoise pour le Conservation de la Nature).

Les espèces d’oiseaux bio-indicatrices au lac Saint-Pierre: elles fournissent des indications sur l’état de l’environnement. Ainsi, la diminution de la population de Goglu et de Sturnelle des prés au Québec est une conséquence de la coupe plus hâtive des foins qui détruit leurs nids. De plus, les grands champs de maïs cultivés à perte de vue ont fait disparaître leurs sites de nidification. Par contre, la culture du maïs a permi d’attirer d’avantage de Tourterelles tristes. L’état de dégradation de l’environnement peut être estimé en vérifiant le degré d’intoxication des oiseaux (Grand Héron, Cormoran à aigrettes) en BPC, en mercure ou en plomb par des prélèvements sanguins et en examinant les plumes des jeunes ou les œufs.

 

 

 

 

 Quelques définitions :

Bioaccumulation : désigne le phénomène de concentration des substances toxiques chez les espèces prédatrices.

Biodiversité : variété des êtres vivants sur la Terre.

Bassin versant : unité géographique qui couvre l’ensemble du territoire drainé par un cours d’eau principal et ses affluents.

Quelques données sur le lac Saint-Pierre : Près de 4000 navires à fort tonnage utilisent chaque année la voie maritime du Saint-Laurent pour se rendre vers Montréal et les grands Lacs. Entre 1854 et 2001, la profondeur est passée de 5 mètres à 11,3 mètres et la largeur de 75 à 245 mètres. En dehors de ce couloir de circulation, la profondeur du lac Saint-Pierre varie seulement de 1 à 3 mètres. Les dragages réguliers de ce chenal artificiel construit en 1953 maintiennent sa profondeur à environ 10,3 mètres ; un seul mètre de haut-fond dragué dans le lac Saint-Pierre soulève des tonnes de sédiments et de dollars ! On évalue entre 20 et 25 000 m3 le volume de sédiments dragués dans le lac chaque année. Seuls repères de ce passage obligé entre la mer et les grands lacs, des bouées de navigation rouges et vertes incitent les gros bateaux à se faufiler entre deux îles, et surtout à ne pas abandonner cette voie, risquant l’ensablement dans les vastes herbiers du lac si peu profond.

 (coupe dans la largeur du lac Saint-Pierre)

 

 

  On dénombre plus de 300 espèces d’oiseaux autour du lac Saint-Pierre, dont 50 aquatiques. Les terres humides de la région de l’archipel du lac Saint-Pierre reçoivent un peu plus de 50% des espèces d’oiseaux rencontrées au Canada. La protection de cette précieuse ressource s’avère donc une priorité. Le développement durable, qui tient compte du maintien de la qualité de l’environnement, permettra de conserver en bon état l’imposante biodiversité caractéristique de la région. 

 

         Le lac Saint-Pierre est reconnu par l’UNESCO dans le cadre de son programme L’Homme et la biosphère, comme territoire représentatif d’un des pricipaux écosystèmes du globe. Ces espaces doivent comporter des superficies intactes côtoyant des lieux utilisés par l’homme. En 1999, 300 réserves de la biosphère étaient recensées sur 85 pays. En 2002, on en comptait 10 au Canada.

Morphologie de l’archipel du lac Saint-Pierre : en amont, les glaces et les eaux de crue buttent contre les îles, arrondissent leur tête, les érodent. En aval, le fleuve ralentit sa course et charrie des quantités de matériaux plus fins. La queue des îles s’allonge, se perd ou disparaît dans les battures, marais et marécages du lac Saint-Pierre. Le relief des îles s’abaisse de l’amont vers l’aval. En amont, les îles s’élèvent en moyenne à 4,3 mètres au-dessus du niveau de l’eau, alors qu’en aval elles s’élèvent à 2,1 mètres.

  (vue du lac Saint-Pierre depuis Sorel)

 

 

 

 

 

 

 

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Published by aurore-didi - dans La Géographie
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